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Textes selon l'inspiration ou ce que j'ai en réserve. Textes d'hier ou d'aujourd'hui. Si d'aventure ces mots vous touchent, bon temps, mauvais temps, n'hésitez pas à faire quelques pas avec moi sur ce chemin et à laisser un commentaire. Ne sachant pas où il mène, avis et discussions sont les bienvenus.
J'ai retrouvé le chemin des mots
Et plongé dans la mer
J'ai joué dans l'écume douce-amer
Qui sert le cœur tendrement
Aux sons de la mélancolie
Au rythme des complaintes
J'ai souri
mardi 1 décembre 2015
Le temps, la vache et le lotus
Ah!
Le temps m'essouffle
Le temps et sa course folle
Le temps me souffle
Un pied devant l'autre
Comme le vent
Un battement après l'autre
Comme les secondes
Et les rythmes de mon souffle
Comptent pour peu de chose
Le temps est une insulte
A la face de mes désirs
Une loi aigre que mon sang
Souffre d'avoir à tenir
Bon sang mon pauvre sang
Témoin malheureux de ma pourriture
Des paysages avides défilent
Le temps est un train sans locomotives
Et je ne suis qu'une vache indolente
Qui regarde passer les paturages
En ruminant son ticket
Le temps est une farce
Odieuse et belle et cruelle
Et pourtant
Je ne m'en lasse pas
Et pour temps
Il ne rigole pas
Courir plus vite que le temps
A quoi bon
Ma montre est une maîtresse impatiente
Que j'oublie au fond des tiroirs
Pour courrir les vagues
Et chasser mes soucis
Va temps et ne reviens pas
Que je vois seul ta fin
Un sourrir immobile
En fleur de lotus
Le temps m'essouffle
Le temps et sa course folle
Le temps me souffle
Un pied devant l'autre
Comme le vent
Un battement après l'autre
Comme les secondes
Et les rythmes de mon souffle
Comptent pour peu de chose
Le temps est une insulte
A la face de mes désirs
Une loi aigre que mon sang
Souffre d'avoir à tenir
Bon sang mon pauvre sang
Témoin malheureux de ma pourriture
Des paysages avides défilent
Le temps est un train sans locomotives
Et je ne suis qu'une vache indolente
Qui regarde passer les paturages
En ruminant son ticket
Le temps est une farce
Odieuse et belle et cruelle
Et pourtant
Je ne m'en lasse pas
Et pour temps
Il ne rigole pas
Courir plus vite que le temps
A quoi bon
Ma montre est une maîtresse impatiente
Que j'oublie au fond des tiroirs
Pour courrir les vagues
Et chasser mes soucis
Va temps et ne reviens pas
Que je vois seul ta fin
Un sourrir immobile
En fleur de lotus
dimanche 8 novembre 2015
Les sphinx de poussière
Deux sphinxs poussiéreux
Hornent les murs de ma mémoire
Ce sont des mystères bienveillants
Porteurs d'un temps que je ne connais pas
Immenses et fragiles créatures
Racines génitrices de mon existence
J'aime leur calme qui confine à l'ennui
Et leur regard me dérange gentiment
Dans leur ombre toujours tranquille
Je peux me reposer
Au-delà du jugement
Un jour prochain
Le vent les dispersera
Et je crains le vide de leur repos
L'écho de leur caveau
Comme un arbre qui commence à tomber
Hornent les murs de ma mémoire
Ce sont des mystères bienveillants
Porteurs d'un temps que je ne connais pas
Immenses et fragiles créatures
Racines génitrices de mon existence
J'aime leur calme qui confine à l'ennui
Et leur regard me dérange gentiment
Dans leur ombre toujours tranquille
Je peux me reposer
Au-delà du jugement
Un jour prochain
Le vent les dispersera
Et je crains le vide de leur repos
L'écho de leur caveau
Comme un arbre qui commence à tomber
Un bon sauvage
Je veux être un bon sauvage
Et crever des jours entiers
Comme des bulles de savon
A vivre d'ailes et filer le temps
Surtout, surtout, marcher lentement
Je veux qu'un fleuve plaisant
Me chatouille la plante des pieds
Et que mon ennemi redoutable
Soit une bande de mouches curieuses
De mes rêves éveillés
Je veux que l'ombre de mes arbres
Murmure le nom de mes amis
Quand ils approchent les yeux pleins
Pour partager un bon vieux temps
Et souper de quelque amusement
Je veux enfin sentir sur moi
Familière, l'odeur de nos désirs
Quand nous dansons jusqu'au lendemain
Une transe pleine de promesses inouïes
D'un temps rempli de soupirs
Alors mes mots seront oiseaux
Joies futiles et sagesse pleine
Comme les meubles d'une maison
Ornant le silence de ses murs
Mots heureux de m'avoir trouvé
Et crever des jours entiers
Comme des bulles de savon
A vivre d'ailes et filer le temps
Surtout, surtout, marcher lentement
Je veux qu'un fleuve plaisant
Me chatouille la plante des pieds
Et que mon ennemi redoutable
Soit une bande de mouches curieuses
De mes rêves éveillés
Je veux que l'ombre de mes arbres
Murmure le nom de mes amis
Quand ils approchent les yeux pleins
Pour partager un bon vieux temps
Et souper de quelque amusement
Je veux enfin sentir sur moi
Familière, l'odeur de nos désirs
Quand nous dansons jusqu'au lendemain
Une transe pleine de promesses inouïes
D'un temps rempli de soupirs
Alors mes mots seront oiseaux
Joies futiles et sagesse pleine
Comme les meubles d'une maison
Ornant le silence de ses murs
Mots heureux de m'avoir trouvé
vendredi 30 octobre 2015
Tête haute
Au bord du gouffre
Arracher ses ailes à la mort
Et cracher par terre
Le vent sur ma peau
Ma peau frisson soupire vague
Le vent me rappelle à la terre
Et ses rêves d'enfants
Et ton sourire me nargue
Moquerie piquante
Attirante
Et tes yeux portent en eux
Des promesses que je n'ai pas tenu
Un chemin clair et fier
Pour traverser le gouffre
Tête haute
Arracher ses ailes à la mort
Et cracher par terre
Le vent sur ma peau
Ma peau frisson soupire vague
Le vent me rappelle à la terre
Et ses rêves d'enfants
Et ton sourire me nargue
Moquerie piquante
Attirante
Et tes yeux portent en eux
Des promesses que je n'ai pas tenu
Un chemin clair et fier
Pour traverser le gouffre
Tête haute
La tâche aveugle
Pourquoi enfin crois-tu
L'herbe seulement pour se reposer
Les oiseaux pour chanter
Et le soleil à midi
Tandis que tu joues à gober les mouches
C'est une chaleur trompeuse
Un artifice doucereux
Qui te dévore de l'intérieur
La tâche aveugle te ronge
Te crispe et t'empêtre
Monstre informe nuage puant
Pour étouffer tes changements
L'herbe seulement pour se reposer
Les oiseaux pour chanter
Et le soleil à midi
Tandis que tu joues à gober les mouches
C'est une chaleur trompeuse
Un artifice doucereux
Qui te dévore de l'intérieur
La tâche aveugle te ronge
Te crispe et t'empêtre
Monstre informe nuage puant
Pour étouffer tes changements
La crise
C'est la plainte du soir
Déchirure dans le noir
Dans l'obscurité la journée
Est trop éclatante brutale et mauvaise
Pour l'ignorer
Chaque souvenir agresse
S'entasse sans pitié
Et les poumons sont lourds
Les épaules ploient
Le coeur tremble
Chaque atome frémit avant la tempête
Les tripes crispées
Foudre lucide et cri de tonnerre
La conscience déchiré
Trop d'arbres trop de conséquences
Trop de temps amoncelé
Nuages insatisfaits
Les images et les sens
Vérités et tourments
Tournoient comme des corbeaux criards
Les mots on volé en éclats
La conscience sans abris
Se cambre sous les électrochocs
Et hurle la bête touchée à vif
Quatre bourreaux altruistes
Laissent une carcasse chancelante
Épuisée
S'endormir enfin
Déchirure dans le noir
Dans l'obscurité la journée
Est trop éclatante brutale et mauvaise
Pour l'ignorer
Chaque souvenir agresse
S'entasse sans pitié
Et les poumons sont lourds
Les épaules ploient
Le coeur tremble
Chaque atome frémit avant la tempête
Les tripes crispées
Foudre lucide et cri de tonnerre
La conscience déchiré
Trop d'arbres trop de conséquences
Trop de temps amoncelé
Nuages insatisfaits
Les images et les sens
Vérités et tourments
Tournoient comme des corbeaux criards
Les mots on volé en éclats
La conscience sans abris
Se cambre sous les électrochocs
Et hurle la bête touchée à vif
Quatre bourreaux altruistes
Laissent une carcasse chancelante
Épuisée
S'endormir enfin
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