J'ai retrouvé le chemin des mots
Et plongé dans la mer
J'ai joué dans l'écume douce-amer
Qui sert le cœur tendrement

Aux sons de la mélancolie
Au rythme des complaintes
J'ai souri

dimanche 12 juillet 2015

Déclaration


Je trouverai ta beauté
Sous le plomb de tes doutes
Et l'arracherai joyeusement
A la cruauté de tes miroirs
Je serai ton reflet menteur
La réponse à toutes tes questions
Je serai l'eau de ta soif
Et la fin de tes nuits

Viens donc au creux de mes bras
Alimenter l'incendie
Et faire rougir le soleil
Viens donc entretenir la flamme
Au bois des nos tourments solitaires

Sors de l'ombre et vois
L'aurore sous nos pieds
L'aube gravée dans la pierre
Au bout du chemin
Il ne manque que nos lèvres enlacées
Et nos regards perdus dans l'instant présent
Oh  ! L'ultime cadeau toujours offert

samedi 11 juillet 2015

Quatre inconnus


Quatre inconnus sur une plage
Incrédules face à l'eau
Regardent les galets dans leurs mains
Et l'onde ridée
Sous le chœur criard
Des mouettes bienheureuses
Ils soupirent de leur joie facile

Quatre inconnus bavardent en riant
Sans se soucier de leurs caves creuses
Où raisonnent des cris perçants

Coincé


Comme un cœur dans la tourmente
Je passe des décrets inutiles
Que personne ne fera appliquer
Et c'est la guerre et c'est la révolte
La colère qui gronde et qui émousse
Et c'est la peine et la misère
La tristesse noyée de honte
Que valsent aux creux de mes reins
Tempête plate et larvée
Cri assassin qui se tait
Coincé Coincé Coincé
Comme un chaton dans le sac
Pour l’abattoir

Dehors s'en va


Le silence chante à mes plumes fatiguées
Et mes oreilles pleurent à mes songes laminés
Le ciel est gris
Les rameaux flétris
Les feuilles ont déserté les matins
Sombrent lentement dans la paresse
L'hiver vient dehors s'en va
Au près d'un long feu de bois
Je passerai la saison

L'oreiller


Mon oreiller est une marre de sang
Une plainte putride à ma face aveuglée
L’aveu des pêchés où je me sens plongé
Noyé tout en douceur
C'est une crainte sans nom
Un malaise imperméable
Et les heures défilent lentement
Sans jamais rougir sous la lune
Et pourtant le sang coule
Sous mes heures bienheureuses
Et le calme sous mes couettes
Porte le calvaire de pauvres gans

Ah donnez moi un lit de paille sec
Un champ vert et accueillant
Simple sans soucis
Sous le rêve d'une nuit d'été
Et les étoiles sans dangers

La chute


Plus dure sera la chute

Quand les géants tombent
Ils ont l'air bête
Un œil bleu
Couronné d'un ciel surpris
Et des corneilles courroucées
Leur gavent la tête

Collier de mots d'oiseaux
Pour jurer de leurs maux
Les géants malheureux
-à terre-
Regardent vers les cieux

Iras-tu

J'aime
Iras-tu
    Jusqu'à demain
Sans faute le temps
Et les coquelicots
Soir d'été
Moite moite moite
Les vieilles formes abandonnées
    Respiration

J'aime
Iras-tu
    Jusqu'au printemps
Pardonner pour voir pousser
Les nouveaux plants
Mauvais grains
Et bonne ivresse
De temps en temps
    Souffler un peu

J'aime
Iras-tu
    Trouver le temps
Les mots toujours là
Égrainent l'espoir
Soir d'été
Laisser aller
    A l'abandon
Les vieilles vanités