J'ai retrouvé le chemin des mots
Et plongé dans la mer
J'ai joué dans l'écume douce-amer
Qui sert le cœur tendrement

Aux sons de la mélancolie
Au rythme des complaintes
J'ai souri

mardi 28 octobre 2014

Un chemin irrégulier

Quand j'ai commencé ce blog, j'avais une réserve de poèmes déjà écrits. Plus de la moitié datent de cet été, les autres de ces deux dernières années, de manière très irrégulières. Il en reste une trentaine de non publiés, dont je ne sais pas s'ils le seront un jour. Certains sont vraiment trop maladroits ou ne me plaisent juste pas. D'autres sont "en cours", il faut que j'y retourne pour en être satisfaits. Et puis il y a ceux qui sont trop intimes.
Quoiqu'il en soit depuis le début du mois le rythme des publications est devenu irrégulier, comme l'inspiration et ma productivité. J'avais imaginé (espéré?) que je pourrai continuer à écrire assez souvent pour que ce ne soit pas le cas. Mais l'inspiration est très dépendante de ma vie, de ce qui me touche. Après un été ... "intense", les choses se calment (merci) et les mots se font plus rares. Mais contrairement aux autres fois où une période prolixe a été suivit d'un certain "vide", je ne lâche pas l'affaire. J'essaie de me souvenir de ce que je ressent quand l'inspiration me prend pour recréer plus "volontairement" cet état, proche de l'écriture automatique (je crois). On verra bien où cela me mène. J'espère que je trouverai des choses un peu nouvelles, différentes. J'espère qu'elles plairont à certain-e-s d'entre vous.
Et puis j'essaierai aussi de faire ce genre de billets de temps à autres.

Merci de votre visite !

vendredi 24 octobre 2014

Enflammé

J'étais une matière hautement inflammable
Une soirée endiablé commis l'irréparable
Chaque seconde abandonnée à mes pensées
Depuis au galop te reviens et sans traîner

Hier matin j’eus la joie d'admirer ton visage
Dès que je regardais les filles de passage
Surpris, étonné, je me pris à espérer
Occuper pareille place dans tes pensées

Pour toi je sais bien ce n'est pas le moment
On ne jette pas l'ancre au cœur d'une tempête
Car un cœur fatigué ne fait pas de serment

Qui sait de quoi est fait le futur qui nous guette
Prenons le temps de s'explorer tout cet été
Le pire serait de s'ignorer et regretter

Lettre à la folie

Voici le fou, voici son fioul, le fiel
Qui tire dans la foule, cherche la querelle
Il s'en fout, lui, sa raison bat de l'aile
Saoul, il trace sur le pavé sa marelle

Rongeant des os, les déçus ont bon dos
Sans faire de cadeaux à nos idéaux
Des idées reçues c'est tout leur credo
C'est qu' des crados, dessus jette un sceau d'eau

Au réveil, la folie comme sonnerie
Entend l'appel, ne retiens plus ton cri
Faut qu'on s' rebelle, plus y a de fous plus on rit
Entre les hommes pas besoin de faire le tri

Face au réel, les fous seuls se croient sage
Ils cachent leur face sous le maquillage
Mais tu t'en fous, fais place à ton visage
Tu te sais fou et c'est encore plus sage

Tu veux ma loi  ? C'est vivre et laisser vivre
C'est pas de moi, je l'ai lu dans un livre
Je pense, je crois, cette nuit-là j'étais ivre
De toi, de moi, tout simplement de vivre

mardi 21 octobre 2014

Culpabilité

Au jeu des mensonges
La mémoire est reine
Au jeu des illusions
Cruelle et sereine
Au milieu de mon nom
Mon âme en peine
Contemple le dragon
Qui sommeille dans mes veines
Au delà de la raison
Comme une malédiction
Caché par la mise en scène
Au cœur de mes gènes
Comme une trahison
Une atroce chanson
Un chaudron bouillant de haine
Qui hurle coupable et condamnation
A ma conscience à la traîne

samedi 18 octobre 2014

Devenir

Combien de ces mots
Survivront-ils à la nuit  ?
Combien conjugueront au présent
Passé et futur  ?
Cette photo trouvera-t-elle son charme
En dehors de son instantané  ?
Réveilleront-ils quelque fierté
Ou seront-ils enterrés par l’auto dérision
- oh  ! La farce facile, la fuite en riant -  ?

vendredi 17 octobre 2014

Echo, autre écho

Mon cœur en manque / crave
Se nourri d'histoires
Se dope de fictions
Que lui fourni un cerveau
Fébrile et conciliant
Des yeux curieux
Des pages déjà écrites
Des images déjà vues
Des rythmes qui lui font croire
Qu'il bat à l'unisson
De son écho solitaire

Le sang ne suffit pas
A ce cœur affamé
Il veut respirer
Il veut soupirer
Expirer tant d'envies
De désirs larvés
Il bat fort pour un oui ou pour un non
Conscient de son inconséquence
Nourri à l'ironie
Mais seul son propre écho répond
Et le laisse sur sa faim

Les jolis mensonges

Je t'offrirais des mots
De fièvre et de sang
Et des serments de feux
Jusqu'à la fin des étoiles
Je mentirai alors
Comme un arracheur de dents
Pris entre l'indicible
Des battements de mon cœur
Et des mots trop étroits
Mais surtout n'aie pas peur
Ce ne sont là que mes couleurs
Ce ne sont là que des bouquets
Ce ne sont là que des espoirs
Ce n'est que mon âme qui crie
Loin de toi